la joie poussait ses pions, ses pouilleux massacreurs. les bûchers funéraires
lançaient leurs flammes claires
osselets d’oiselets, fossiles d’espaces mornes. tu t’écartes et je plonge dedans, je m’enfonce me débâcle, battant des bras tremblant des doigts tu sais, je me mouche dans ton sang tu sais,
j’ai l’amour pandémique
on murmure entre soi on se dit tiens, entre moi – ça n’a pas plus de sens que ça comment dire, ça ne va pas
chercher plus loin que ça, comment dire
on reste là, assis sur un seul pied là à attendre, on attend là
la fin du monde
en attendant la fin du monde on reste là, attendant là
la fin du monde
on s’fait des crêpes
la vie roule t-elle partout, écrase t-elle
les méchants comme les gentils, grinçant des dents, saignant du cul
la vie tombe des nues, puis regrimpe au rideau
la joie luisait à plein néon, elle s’explosait la chatte la joie
mélangeait la chienlit avec les roses – les roses, tu connais ça les roses, les bouches roses…?
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