ce qu’on fait avec ses pieds, ce qu’on fait avec ses morts. ce qu’on fait avec les pieds d’un mort. on s’éveille toute la journée on s’éveille, mais en fait on s’éveille pas. on dort un chiale
l’éternité bouge en moi. l’espace recule. je brandis une épée invisible tout l’monde voit bien qu’il n’y a pas d’épée n’empêche que je la brandis, cette épée invisible ou qui n’existe pas. car c’est avec une épée qui n’existe pas qu’on tranchera le néant
c’est l’objet d’un rare délit, lilas en fleurs. cela ne s’adresse à personne et cela résonne d’autant plus loin, cela résonne sans écho. c’est comme la maladie – à quoi sert la maladie, sinon de rentrer en soi quand dehors fait si froid
le vent qui tourne il tourne en rond, mais il finit toujours pas s’échapper, par trouver une issue. c’est à ce titre seulement que j’embrasse ton genou, te lèche la cuisse, enfonce un œil captif dans l’origine béate. il pleut en rond
je n’fume pas. il me reste bien quelques cigarettes au fond d’un vieux paquet, mais je n’fume pas. je n’fume pas, le ciel en contrebas. sous la pluie je n’fume pas, bien qu’accroupi. je me suis dit qu’accroupi ça passerait peut-être mieux

Laisser un commentaire