il ne manque de rien. un autre univers nous construit la lumière
c’est un fait établi : la viande et le marteau, cette fraternité sans fondement de gens s’agglutinant
en ordre dispersé, inconsolables ir-
réconciliables
à l’endroit comme à l’envers se rendorment nos champs. on se résorbe
en menus bonheurs quotidiens, en douleurs lancinantes
au carrefour l’un tourne à droite, l’autre s’en retourne au
nulle part viscéral
quand un arbre tombe à terre un autre sort de terre et s’ébroue, affamé de lumière
il en meurt chaque jour et chaque jour trimbale
sa déchéance à l’air libre, bien que rare. une vraie sangsue
une vraie sangsue épuise le mystère
trou quand tu trou, la selle en feu, gémissements retenus. j’en ai un qui prend l’eau
j’en ai un qui prend l’air, rare mais libre. ces gens qui couvrent-feu
leur arrache une larme
peu
et quand je dis peu c’est peu, la claire absence en filigrane
un vendredi non moins saint qu’un autre que
tout autre égout au fond du jour, quand je dis peu c’est peu
il en rajoute toujours un peu

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