souffle sur l’un
souffle sur l’autre
tond le courant
souffle sur l’un
là qu’il s’éteint
s’essuie les mains
retour au souffle
là je m’endors
respire profond
peu de chance
mais une chance
quand même
promptement
change d’idée
embrasse ses morts
en se tournant
se retournant
ralliant le vide
j’ai un jardin
petit jardin
d’une seule pomme
j’abrite un arbre
un arbre en soi
creux sous mon pull
évidemment mon âme
ne m’appartient
pas
regarde-moi
évidemment regarde-moi
tombe dedans
une vague
il faudra mettre une vague
sous mon poids
hébergement nu
j’habite
une chemise perdue
c’est le vent qui dedans
enfle
t’enchaîne à ses pensées
je pense pas
j’arrive pas
je pars d’un malentendu
quelqu’un, une bouche
se lave les dents
réglisse…

Laisser un commentaire