je ne me reconnais pas dehors, je ne me reconnais pas dedans. dedans est encore trop dehors. je me trouve
en dehors du dehors, mais sans dedans non plus. un peu comme le reflet
d’un ciel pataugeant dans la flaque
quelque chose à regarder, comme afin de saisir quelque chose qui
d’un dedans regarderait. une tombe dont on ne fait pas mystère
l’inexpugnable à ses côtés
galeuse la brebis, c’est pas nous la brebis. nous, l’herbe que l’on broute
pousse à l’envers, crisse sous le regard absent et pourquoi absent le regard
au profil bas, à loucher vers le haut
l’homme sans ébahissement, avec un trou gros comme ça en guise d’œil à travers tout le ventre. le ventre à sec
un émerveillement sec il n’a pas pris une ride, le rond dans l’eau d’une bouche velue,
recluse au creux de l’épaisseur
que le poisson soit rouge, que le poisson soit vert, le poisson mis en terre
un triste anniversaire
une marée feignasse
je ratisse et qu’est-ce que je ratisse, qu’est-ce que je ramasse de ce ratissage ?
un os de seiche. c’est tout ce que je récupère du large

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