crâne debout, grève de la marche – de toute marche
s’il pleut c’est qu’il pleut, sur le crâne de l’homme, ou plus bas sur ses genoux
il ne fait pas la différence
il faut bien que quelqu’un lui rappelle qu’il ne fait plus la différence, que toute différence
ici-bas estompée
je ne mets pas les pieds dans l’eau, ne pousse pas l’aventure si loin
c’est ainsi que j’honore la mer même si ça leur ferait plutôt du bien, aux pieds
quelqu’un reste en arrière, il a certainement ses raisons comme a certainement sa raison propre la mer
qui n’ose trop s’en approcher
un pétard cramé en guise de cervelle j’avance, j’avance à reculons
en rendre difficile l’accès élargit le paysage, contenant contenu par excellence
excellence le lieu où je me retrouve dans la mesure où j’en réchappe, m’en échappe
c’est un pied juste au-dessus de l’eau, rondelle d’incertitude
dormir la mort, dormir là plus profonde, la comme une sonde
ça fait longtemps que je ne me retourne plus sur un bout de soleil, ne me triture plus la plaie d’un bout de fil de fer tordu
je quitte mon banc
d’avoir pissé sur moi, je quitte mon banc
j’entre en totale désertion
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