tourner le dos au même, même armé d’un couteau et ne se rend pas compte
j’ai rêvé d’une bouée de sauvetage, sauf que la mer n’y étais plus. et je sais pas si je portais encore un caleçon à cette étape de ma déconnexion
à force de bonds sur le côté j’ai fini par perdre pied et m’endormir dans un champ d’orties blanches, lesquelles contiennent
les vingt-deux acides aminés
un soleil charmant, joli pet de travers – ma sagesse aborde une immensité sans dent
je tape dedans, et quand je dis je tape dedans je ne parle pas d’un ballon, d’un chien ni d’un fessier boudinant, mais, la terre retenant son peu de souffle restant, d’un vol en rase-motte dont l’issue consiste en l’issue-même
la porte close en descendant
l’infini de la mort gagne sur le présent, grignote toujours un peu plus de mon espace, que mon espace est blême
il faut encore un homme afin qu’il puisse arriver quelque chose à cet homme, ou par cet homme à ce qui ne survient que pour autant que quelque chose y survienne
: un homme par exemple – et quoi d’autre en effet qu’un homme, ou autre chose entre les deux, de flou d’indéfini
la dernière cigarette est celle dont la fumée ne se dissipera jamais tout à fait
et j’incarne au fond le trou de cette mémoire. d’un style certes convenu. et les chiens dans la ville en auront reconnu les remparts
si bien que si je vis en moi, c’est que je n’y habite déjà plus vraiment…

Laisser un commentaire