il y a des gens qui pleuvent beaucoup, pleurent du beurre
et dansent en boucle les raisons profondes de s’abstenir, tel qu’on se tient droit et droitement à plus ou moins
longue échéance on meurt, juste mais alors très juste à
côté de la plaque
tombe après tombe, ban de poissons traversant l’espace ou rasant
le gazon. entre nous la verveine, la poisse sous le bras
et le vide du cœur. j’abîme un certain temps, ou alors je médite: je médite
ces bombes réfractaires, ces éclats d’obus clairs et j’en appelle
ams stram gram et j’en appelle…
écarte-moi les g’noux
quelque chose meurt depuis la fin des temps et je n’ose y dire quoi
champignon vénéneux, qu’on lèche dans le sens d’un sexe à l’envers, un sexe à reculons
bras ballants de la sainte trinité j’abats le jour
à la faux comme à la fraîche, j’abats le jour
jusqu’à me gratter l’cul de la pleine conscience
j’oublie un ch’min. je remonte sur le pont j’oublie d’une route – entre la mort et l’infini se dresse un triste musicien
j’embrasse ta bouche. jusqu’à en user la langue les lèvres à la corde, j’embrasse ta bouche. jusqu’à l’os de la bouche j’embrasse ta bouche
s’est pendu le musicien à chacune des cordes mais que veux-tu moi, je n’oublie pas ta bouche
du zéro à l’infini la droite est courbe, la gauche s’enferre dans la mer anales coulent les larmes du pendu universel, de sa mère ou de sa femme, j’ai fait le tour de l’univers en un seul vélomoteur
sa fille avait déjà fui le foyer, une fois trois quarts le tour du néant
poker menteur, pouilleux massacreur, comprendras-tu jamais à quel point je suis vivant, désespérément vivant ?
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