trash en l’air et tête en bas, on n’baise plus. on n’baise plus car les serpents sont déjà passés, leurs mues en matière préservative
un temps pour se préserver, un temps pour sa tête brûler, tel est le tao
or le tao est un plat qui se mange froid
ou chaud, indifféremment quant à la saison
mon miel s’est fait piquer par une abeille. un homme revenu de nulle part lui a retiré le dard
et a soufflé dans son poumon, jusqu’à ce qu’elle retrouve le goût de vivre, le goût de tuer
personne ne me demande de le suivre. chacun me convie à me perdre
un homme ne me pardonnera pas d’être un homme, pas plus qu’un nuage – n’essayé-je donc que de gagner du temps ?
il y a un tiroir en moi, un qui ne s’ouvre pas, comme si c’était moi que je refusais d’ouvrir alors je me mets un gun sur la tempe et je me hurle :
rectangle, ouvre-toi !
ou change de métier
je ne sers à rien. j’ai plombé mon nichon
le mors d’un cheval ne le retiendra pas, les rênes d’un cheval ne le dirigeront pas, et voici que je me bats pour une place assise
contre ma propre chaise ?
un diable hors de sa boîte, comme sorti de nulle part, et ne sait pas danser…

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