rien ne vous empêche de poser un mouchoir devant vous et de fermer les yeux
les yeux ou tout ce qui vous viendrait à l’esprit sauf le sang, tant le sang se fait rare
et rares les mouchoirs…
dieu n’est que prétexte : la vie se trouvait là
bien avant le néant – le néant quoi qu’il en soit, chemin de traverse ou œil pour dent
je te remarque que tu
ne me remarques pas, cent ans de vie funèbre
j’aime les mouches – peut-être parce qu’elles ne piquent pas et se contentent
de prendre sans mendier, dansantes obstinées…
derrière moi se tient un homme et je tue l’homme, l’homme étant ce qui reste
de l’homme qu’il a tué
ton eau pue le vin, ton ciel va nu-pieds
bouseux métaphysique
des papillons sèment à tout va – que donc ? même pas du vent : des marlènes, des lilis, des airs tristes et blêmes afin d’exorciser
le néant pur, les couilles qui tournent à vide, de menus artifices
qu’on s’octroie faute de mieux…
je crois qu’il est dans les airs, je crois
qu’un homme se porte garant de sa claire déchéance
il n’abhorre plus, il oublie d’aboyer. il retourne ses dents, inutilement méchant – méchant seulement
pour être méchant
pour être moi

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