si le non-sens fait mal c’est qu’il y a un sens tant à la douleur qu’au non-sens, et que de ce sens-là on espère à tout hasard extraire un essentiel
prendre mes yeux pour des cauchemars ambulants, alors qu’on y peut lire en parallèle une intime paresse
et qu’un intense ennui les garde droit debout
pas de châteaux en espagne, mais Gijon me tend un plus profond miroir, en lequel l’image des choses
concentre toute la vérité des choses, sans que cette vérité ne parvienne à annuler ces choses
ni n’en atténue la douleur
mourir à flot, dernier objet auquel se raccrocher pour ne pas verticalement sombrer
il eut fallu réunir ses bras autour d’une brassée de vent mélancolique, de lilas
sous cutanés
à trop cracher le dos se déshydrate. je tenais surtout à te dire que seul le feu
ressuscite le feu,
où s’entrechoquent deux formes éculées d’une même extinction
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