ne dis rien, soulage un ange, fais comme un pas

  je l’ai toujours aimée, sauf que je ne l’aimais pas. c’est la vie…
  c’est la conscience de mon inconscience moi qui m’abat, et me fait jouir
  tout comme je l’aimais, alors même que je ne l’aimais pas
  faut dire que grenadine, grenadine tout le temps

  je m’arrête à un piquet, que faire à ce piquet, si ce n’est s’arrêter
  il faut attendre longtemps, et plus longtemps encore, pour rien
  j’essuie mon tire-bouchon. je m’ le rentre dans l’cul, je tire – j’essuie mon tire-bouchon
  je ne me sens pas très à l’aise j’avoue, avec toutes ces lubies, ces contes à dormir assis, entrelacé

  j’invente un jeu. allez hop, on dit que j’invente un jeu
  un jeu en forme de non-poème, sauf que c’est un poème quand même
  une ouverture sur le futur ? non, évidemment. une ouverture sur l’ennui, plus que profond, de dieu
  dieu en l’occurrence ne sert pas de couverture, ni d’alibi
  plus il s’efface, plus il se réalise. et plus je me sens perdu

  les gens à la fenêtre prennent la posture de gens à la fenêtre
  alors qu’en fait ce sont des gens déjà à moitié engagés hors de la fenêtre
  c’est fou comme la fenêtre au dernier moment les rattrape, les happe, et les vide de tout contenu
  de contenu sans contenant, un courant d’air quoi, un contre-courant d’air
  tant manque l’air à ma fenêtre…

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