si je réfléchis bien, je ne réfléchis rien. tu t’embêtes dans ton coin, tu t’embêtes dans mon coin tout autant
j’ai la preuve qu’un être par son néant déborde infiniment de son être. alors on le caresse de ci de là, on lui lave le sexe, ça le détend un peu
parle-toi comme tu me parles, et parle-moi plus tard. personne n’est là pour me porter mon doudou, porter mon duvet ou retirer les clous
je te lèche la bouche comme ça c’est dégueulasse, je te cède le passage le passage cède un schlague. c’est le ventre nu qui me fait peur, plus que toute autre chose
j’attrape ta houle, quelqu’un m’a dit j’attrape ta houle,, alors je me suis laissé faire
je me suis laissé faire comme on se laisse aller, et c’est pas toujours facile avec les barbelés
je lèche ta bouche et cela finit par une crampe
mon dieu se porte mieux après sa cure de désintoc-
sication, mon dieu se porte comme une plume. un charme. j’achève ma tonte
j’achève ma tonte et mon carnage, mon dieu se porte comme un gant, lui qui ne prend ni gant ni fleurs
pour me gifler
j’ai l’impression d’avoir un pouls à ch’val. j’ai l’impression de n’avoir rien obtenu. ou pas grand chose en général
tu marches dans mon ombre et bientôt ce sont mes pas que tu ensevelis sous ton invisibilité. je pense que le temps n’est pas encore venu
de je n’sais où, mais venu pour rester
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