le chien. la machine. le tas

  j’ai carrousel. monté sur une plume blanche, j’ai carrousel
  les freux ferment la danse

  une fois traversé le Danube, tout est tranquille, tout est paisible
  d’une tranquillité de terre brûlée
  on délaisse les métiers

  l’intelligence rase gratis, mais rien à foutre : là on travaille l’équilibre
  d’abord sur le pied gauche, le naturel, ensuite sur le pied droit
  jusqu’à une deux trois. ou trois fois trois. on sait jamais lequel des trois

  conditionné par la mort au charbon, j’ai verrouillé
  j’ai verrouillé l’atlas
  il était grand comme un mort un mort ça vaque à rien c’est pour ça qu’il est grand
  c’est pour ça qu’il est mort

  les jours ne sont pas heureux. les jours exhibent leurs décombres
  il faudra les ranger dans un ordre tel qu’on n’ait pas à y revenir
  me remettre debout leur coûtera un bras

  il n’y a plus d’intérêt à ce qu’on meure ensemble – la mort rendue individuelle
  la maltraitance institutionnelle
  on aura beau faire, on aura beau dire, on n’y pensera pas

  ne change pas de chemise. garde-la sous la douche
  où quelqu’un pleure tu ne relèves pas ses larmes, tu ne consoles pas, tu ne froisses pas les larmes
  j’essaie de m’habituer à moi, mais ça ne marche pas

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