des autres se taisent. ils ont la mort aux dents
j’efface les visages, je n’ai pas d’âme à moi
fermenter, il ne me reste plus qu’à
fermenter
tu vas me tendre un piège, tu vas me dire : allez baffe-toi d’là, et tu auras parfaitement raison, tu auras
toute ta raison.
je m’en vais ce matin. ou bien ce soir. des fois il faut savoir s’en aller
je me protège des échos. comme ça, juste en levant le bras devant les yeux
il ne s’agit plus de poésie, d’âme ni de confidences, c’est par où qu’on enfonce le couteau ?
avec un sang de pneu crevé
ta gueule se lave les dents, elle va là premier rang.
vadrouille sur une seule jambe, remue les pièces dans ta poche
ça fait gling glang, ça fait juste comme si
on existait pour de bon
c’est en la vie qu’on ne croit plus, tant actuelle qu’éternelle
le néant est encore trop pour moi, j’allais dire pour nous mais non :
le néant est encore trop pour nous, j’allais dire pour moi

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