le propre sens

  quatre fois le tour du jour et autant de la nuit. on fera tout, naturellement, pour éviter de ressusciter, ramier posant sur un tas de fumier

  depuis quelque temps je n’achète plus rien, je ne regarde même plus les prix. je ne regarde même plus les filles, depuis un certain temps je ne rêve de rien

  il y a du vent mais pas tout l’temps. avec des sceaux on fabrique une pluie et si tout effectivement n’est pas rêve, tout fait semblant d’un rêve

  il va falloir rentrer. de n’avoir où rentrer n’y pourra rien, ni toute voix levée. contre la nuit seul en la nuit trouvera  t-on refuge

  on se sait mort lorsqu’on n’a plus de larmes, une fois échoué dans le verre vide. deux épingles à linge deux, par les épaules…

  je marche dans le rond. je ne dis pas que je marche en rond, ni plus que dans le rang – je dis que je marche dans le rond, depuis qu’en rond ne tourne plus

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *