les cendres de giordano

  pluie, l’amarre, pluie. bon, il pleut quand même

  on chercher à exprimer quelque chose, tout en prenant soin de préserver son indéfinition, sa nature ou sa façon d’être con

  ma nuit tranquille vadrouille. de plus elle n’a nulle part où se rendre. des yeux passe-partout, oui, mais nulle part où se rendre

  du coup la nuit. ça se passe entre nous, la nuit. entre chien et loup, une forme subtile de la nuit sur ses franges. une débâcle au cœur de la débâcle, terrible angoisse, extase funeste

  je suis l’amant d’un petit quart de tour. il ne reste de pureté qu’un néant auquel se raccrocher

  il pleut aussi entre le pull et la poitrine nue. je ne caresse personne sauf un os

  embrasse-moi comme ivre on embrasse un poteau tard en chemin. l’impact nous révèle

  le chef-d’œuvre de nul trou, le chef-d’œuvre de nulle race. j’ai juste perdu ma propre trace

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