j’offre mon soutien-gorge, j’apporte toute ma mort
au nain de ce comté, aux fleurs de mon jardin
glander o galaxie, glander à perte d’âme
rejoindre le convoi de nos libertés infondées…
la pluie n’a même pas entamé mon visage
je me suis finalement retrouvé un abri, un espace sans porte
les animaux sortent la nuit. pour nous ce n’est que vendredi
dieu répare les bagnoles
dieu ne se soucie guère de l’entretien des routes
mourir nous enfonce plus profondément dans l’être, débusque les alouettes dans les fonds de miroir
je viens raser quelque chose de vieux
je viens raser la tête pouilleuse d’un vieux
je viens récupérer la salive d’un vieux
un vieux à tous les étages, un vieux dans chaque dortoir
donc un genou
et plus haut qu’un genou, l’espoir d’un vie sans trêve
des camions partout, des chariots, des locomotives
des vélos et pour ceux qui n’ont plus leur fonction, ou dont les jambes molles ou la femme s’envole : une chaise
encastrée dans le vide
l’amour fait bien les choses, faut juste s’essuyer après, comme si ça nous avait sali
j’ai un homme mort dans ma cabine. avec deux-trois accessoires et la curieuse invocation, j’en fais une pure femme
quelque chose à l’unisson
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