le prix de mon repas

  la part de l’homme qui débordant de l’homme n’est plus tout à fait l’homme, n’est pas tout à fait dieu encore – c’est à dire un amour incongru, comme l’est tout absolu me diras-tu mais non, tu ne me
  le diras pas

  tu peux arpenter la ville en tout sens une vie durant sans jamais rencontrer personne, et la campagne également. tu fais l’zombie, un zombie planant au-dessus de
  sa crasse

  le terrain m’indiffère. je souffre d’un jaune plus jaune encore que le noir. j’accède à quoi j’accède à ça, la part inavouée voire inavouable de soi
  et ça m’occupe

  il y a soif de quelque chose. la bulle qui rentre dans la tête ressort de la tête – un cycle s’inaugure, une trajectoire indivisible. je mange du carbone à toutes les
  cantines

  moitié dehors trois quarts dedans, on va finir par y arriver. j’ai chanté tout l’hiver. j’ai chanté tout l’hiver, putain, il ne m’en est rien resté. et dire que c’est avec le réel qu’on appréhende le
  réel

  la pluie c’est comme on s’appartient, de très loin. être ne me fait plus de peine vraiment, un cheval sur la langue c’est la consigne. il suffit de dire tu, je, vous, il suffit de nager quand il n’y a nulle part ou trop peu d’eau
  où nager

 

le prix de mon repas

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