la terre c’est un peu comme la terre, sauf qu’on y rajoute un ciel
et un p’tit square, qu’on affuble du nome de parc, sans en avoir l’air
j’embrasse une bouche cette bouche est occupée, je parle d’un être vaguement humain cet être humain vaguement mort
– vraiment pas mon jour, en effet
j’ai vu un loup. j’ai vu un loup se balader sur ma crête ou comment dire,
en lisière d’un champ beugle.
je suis l’amour mais si je ne suis l’amour pour personne à quoi ça sert ?
aveugle, afin qu’elle ne me voie…
tout ce qu’on casse, il faudra le re-casser, médite le miroir
j’aurais voulu décoller haut or je n’ai plus de bulle, me décoiffer or n’ai plus de cachets libres – je cesse là où commence une histoire en laquelle je ne me reconnais pas
pour le dire autrement, j’embrasse ma joue gauche alors que ma droite fane déjà
pauvre de qui, pauvre de soi
un puits mobile, un puits creusé vers le ciel, j’ai tenté cette histoire
pour être sincère, je n’ai vécu que le temps de le dire
version alternative, je n’ai vécu que le temps d’en mourir
rince-moi les yeux de cette histoire, s’il te plaît remets-moi dans l’urne droite
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