je ne me régale pas je me dis simplement qu’on aurait pu croire en soi, à commencer par l’un en l’autre or tandis que l’un mettait les bouts, l’autre se pétait l’genou que dire de plus ?
la joie c’est pas pour tout de suite, tout de suite tirait la gueule. de mon instinct métaphysique ne me restait à peine la raie sur le côté
une fois la chose échappée de la boîte on ne peut rien. les moustiques te bouffent les jambes, ton sexe explose à Lisvori. la meute rameute la meute il ne s’agit plus de soi ni de rien. alors n’en parlons pas veux-tu
on s’aime d’un trait. d’un trait commun. n’appartenant plus au même monde, la fin du monde commun. un seul dieu nous répare, au slip large, à la couille distendue
on ne va pas crever tous en même temps. l’un après l’autre ça suffira. veiller l’un sur l’autre, l’un l’autre s’inhumer, se refiler d’une bouche à l’autre les petits poissons ronds
abandonner va mieux, comme au départ de toute fidélité. n’avoir où revenir qu’au bûcher primordial, ramassis de bouts de bois flottés, de palettes récupérées sur les chantiers concomitants
je sais bien qu’on n’aime qu’une idée, étant beaucoup trop laid pour aimer tel qu’on est, et que ce n’est jamais par pitié que tombe la pluie – mais je tiens tellement au mal que cela me fait…
inexorablement d’ailleurs, avec des pots de fleurs autour et cætera. suffit d’les arroser de temps en temps. de marcher sur nos propres décombres, dénommées traces pour faire illusion. d’ébaucher un genre de sourire rachitique avec des dents d’appoint
je prends la main d’un mort et il ne m’arrive rien. un peu d’orage c’est tout
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