toute cette tête, toute cette partie faisandée, tout ce monsieur qui sert à rien
les maux entrent dans ma tête, par tous les conduits possibles
alors je lui tends et lui retends
mes photos d’infamille
l’homme est comme un homme en moi, sauf qu’il n’est pas moi. il ne trouve sa place nulle part
c’est près du pêcheur que je m’assois reste t-il une place
assise auprès de ce pêcheur – et s’il s’agissait tout simplement
d’un autre pêcheur encore ?
j’ai eu un dieu, deux dieux, trois dieux puis le jour a cédé, sur la paille couché
de quoi notre survie dépend-elle ? recouverte de bleus, des bleus la recouvre en entier
des trous la minent
je me suis embrassé. personne ne m’embrassant je me suis embrassé cela ne m’a
pas procuré grand émoi. j’essaie donc autre chose. je ne sais pas encore quoi mais j’essaie de nouveau
de nouveau je m’empile
on s’attendra. ou on ne s’attendra pas
il y a le dieu qui meurt et il y a le dieu qui ressuscite – entre les deux, il n’y a pas de dieu du tout
entre moi et soi, il n’y a pas d’homme du tout j’espère
ne pas avoir trop abusé de ton temps, de ton absence

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