je pose mes mains sur un lapin mort, il ne ressuscite pas
je décroche un pendu de sa poutre il s’éloigne sans un merci, comme si de rien n’était
ce café froid. horriblement froid. je m’en ressers une tasse
je l’embrasse dans les coins
elle est grosse ou elle est maigre, selon les coins, ou sous l’angle duquel
je frotte mon sexe sur tout son corps et j’arrête là. elle me demande si elle peut en faire autant je lui réponds pourquoi pas
ou si tu veux, je ne sais plus
un de ces deux je crois
si mourir c’est se noyer en dieu, vivre se résume à subsister à l’état d’épave
je n’invente rien. j’introduis des objets dans les trous
aux formes correspondantes c’est tout
le désommeil. se recroqueviller tout nu dans le désommeil
ou se désommeiller, sans jamais cependant accéder à quelque forme d’éveil
quelque forme d’éveil patauge à la surface
ils vont nus. ils chantent nus. quelqu’un les affuble d’un prénom de fille
il n’y aura pas de pitié. il n’y a jamais eu de pitié. quelqu’un viendra et te
lavera les pieds
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