la nuit je reste assise. toute la nuit je reste assise. et j’attends quoi, j’attends que la nuit passe
des arbres devant la fenêtre. rêvés ou réels, on s’en fout à présent. comme on se fout des arbres, des arbres à la fenêtre
je comptais te sucer en échange. moi tout ce que je désirais, c’était te rendre heureuse. sinon on partagera les friandises – à nous deux, on aura vite fini l’paquet
heureusement qu’il y a un ciel. même si on ne le voit pas de là où l’on se trouve, heureusement qu’il y a un ciel. pédaler à reculons aura creusé son trou
quelque chose s’est cassé, quelque chose en cours de route. à moins d’un défaut de fabrication, mauvais départ mauvais pied – qui sait ?
charge mentale. suivie invariablement de quelque décharge mentale. un peu comme le trou qu’on remplit avec du vide. mais surtout pas d’amertume
la nuit graisse les gonds. si je vais où je veux c’est que je veux encore, et qu’existe quelque part. si je vais où je veux c’est que je vais encore
mal aux épaules, à force de nager sans doute. à force de nager c’est rien. je te réponds vas-y si tu veux – tu ne bouges pas d’un cil. pas d’un cil
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