on a marché ensemble, on a marché ensemble mais tellement longtemps qu’à la fin le chemin
ne distinguait plus les pas de l’un
de ceux de l’autre. alors on a eu une vision
je te touche les fesses, tu me touches les fesses – bon, jusque là tout va bien
quand l’un mourut l’autre continua d’avancer un certain temps, poulet sans tête
cil sans battre
donne-moi ta main, ta main est froide.
tandis que s’affrontent à toute échelle l’obscur et le clair,
sur le qui-vive et en attente : rouge, le bout de l’allumette
chauds, chauds les pissenlits, il y a du monde derrière
ou comment s’en débarrasser.
près de ma vie, plus près encore, encore plus au-dedans – repose en paix, lisse miroir
mon chien court après toi, mon chien court après moi, putain que grise est l’herbe
mon chien court après soi on ne
le rattrapera pas…

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