je réagis au dernier moment de ma vie et je lui dis non, tu ne peux pas entrer comme ça, rase ton trou
on leur doit le silence, on leur doit toute la vie, on se retrouve au final avec une brique de lait périmé et un disque rayé – et que veux-tu qu’on fasse d’un disque rayé ?
j’abîme le haut : si je regarde en haut, j’abîme le haut. j’éclaircis le bas si je regarde en bas, jusque là aucune difficulté. mais là où je ne regarde pas gloussent les orques, poussent les pissenlits
les bras font office de paradis à qui se mouche dedans. s’ouvrent se referment, respiration ambiante. laissent leur chance aux âmes sans fonction
la vie n’aura plus de sens quand je serai heureux. ta main se faufilera et je fondrai par le milieu – mais comment me le pardonnerai-je ? et comment dès lors me pardonnerais-je quoi que ce soit ?
on se parle à l’interphone, c’est tout. c’est qui c’est moi, c’est toi t’es là. rien de plus à disposition pour reconditionner la possibilité d’une existence qui ne soit condamnée à l’indigence
et le sens de l’harmonie derrière l’aléatoire tu le perces, ou tu lui éclates les dents? à chaque arrivée, à chaque sortie correspond une rémission sans condition, point

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