le loup a remis son masque de moi

  parque-moi sur une longue distance. le chien est à bout. l’homme dans le chien est à bout. l’horodateur est à cran. déterre-moi sur une longue distance

  un silence effroyable s’est abattu sur mes poupées, elles ont perdu leurs dents. les poupées c’était moi, et moi la dent de mes poupées. creuse la dent, creux le miroir – on y voit en-dedans comme en son propre reflet

  panique-moi d’un sourire constipé. les enfants ne m’aiment pas. les enfants ont l’âme de criminels. avec des pinces, des ciseaux à bout rond, avec des aiguilles à tricoter les enfants m’ont attaqué

  puisque de loin tu me regardes naître, à grands coups de croix dans le corps et dans le crâne tu me regardes naître. il n’y a qu’un point aigu au-delà de ma pensée

  quelqu’un s’est extrait de mon âme. comme on extrait l’homme du chien, la dent de la poupée. j’avais du mal à refermer la porte – quelqu’un semblait tirer de l’autre côté

  tout est ville, tout est mort dans la ville. le froid se refroidit, la ville s’approfondit. les pas s’agglutinent là, sur un corps piétiné. range-moi ça au rayon danse

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