manger à côté de ses dents. manger à côté de sa bouche. manger à côté de sa table
je ne dors pour personne
un jour ou l’autre ça arrivera. quoi exactement je l’ignore. étant donné qu’un jour ni l’autre
n’arrivera
bave un peu sur ma chemise, essuie-toi la bouche
et le reste
le premier endormi réveille l’autre ou je n’sais quoi, je ne sais plus compter
j’ai mal dans tout le corps ce n’est rien, j’entends l’écho des clous,
des clous dans l’âme
je ne survis qu’abandonné, m’abandonnant. je t’ai même fait répéter les paroles toute la matinée
un peuple est nain, un peuple reste nain
je m’endors et quand je m’endors ça se passe sans dieu. je m’endors et quand je m’endors ça se passe
de l’autre côté, du côté mûr
romps-moi les os. petit à petit l’un après l’autre, romps-moi les os
mesure la vague, devant
touche-toi l’anus, devant
parle-moi comme à ton doigt sinon je te bouffe la chatte, parle-moi comme à travers
je lui dis va-t’en, grande ourse long vehicle, mais elle ne s’en va pas
surtout ne pas faire de bruit
s’habiller sans un bruit
fermer sans bruit la porte, puis l’autre porte
une autre porte encore
partir sans faire de bruit, laisser de mot
non, ne pas partir : disparaître
radicalement disparaître
plus que mourir encore, disparaître
disparaître encore plus

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