s’embarque dans la nuit sans confondre

  je raconte ma vie sur l’monocorde, soit, mais si je racontais la vie de mon bébé mon bébé en crèverait
  ça me laisse pantois
  que j’adore ces départs définitifs, ces allers châtrés de leur retour, ces nausées nauséeuses tandis que le vide implacablement
  ouvre large ses cuisses à notre
  chute fatale

  il n’y a plus d’homme en moi. ne reste en moi que l’homme, celui de l’origine
  celui qui ne se dérobe pas, celui qui se brûle à
  son propre feu
  – le con

  bien sûr que si, il y a un dieu – si timide d’ailleurs qu’il se présente comme un dieu, et non comme dieu
  en toute démolition je l’entends. en toute allégresse également, je l’entends
  je lui ai apporté des chamallows ainsi que du baume du tigre, pour la cicatrisation…

  et là tout recommence
  du néant au néant la boucle tubéreuse
  plus le bas s’abaisse et plus le haut s’élève, suffit de ne pas choper l’virus vois-tu
  la mort te décolle les paupières vois-tu, toi aussi t’as droit à un petit quelque chose
  un semblant de destin
  le quignon d’un possible

  je viens de quelque part éventuellement. je suis passé par ci par là, et peut-être par hasard
  j’ai bouffé le poisson par la tête, alouette. à part ça j’espère que tu vas bien, que tu te beurres le bulbe
  de temps en temps, mais n’anticipons pas. j’ai appris des langues étrangères en outre
  pour que ça ne m’arrive pas

  si un dieu parle à un dieu alors ce n’est pas un dieu, mais pourquoi un dieu s’adresserait-il la parole si ce n’est
  à travers nous, chacun de nous, et pour se dire quoi ?
  je n’sais pas – j’ai pas vraiment fait attention, j’avoue…

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *