qui touche le fond et l’horizon

  j’habite là
  ou pas très loin de là
  disons dans l’ombre de là

  je ne suis d’un homme ni d’ailleurs
  juste l’os
  d’un enfant non désiré

  la demie d’un poisson-lune
  l’autre voguant
  vers le plus bas néant

  sous-la-pluie jour de l’an
  ouvre la gueule en grand
  tombent les dents

  caresses d’un instant
  profondes éphémères
  j’en ai perdu le compte, rompu la sonde

  au bout d’un an ou deux
  un an ou deux pas plus
  l’oubli s’installe, l’ennui régresse

  d’une main saisissant
  le savon, la barre et l’horizon
  – dehors se cherche encore

 

qui touche le fond et l'horizon

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