une fois n’est pas coutume, je me suis rasé le crâne, je me suis
rasé le crâne, comme chaque mois rasé le crâne depuis
que crâne existe, et le rasoir
les bras m’en tombent, et tout le reste. tout le reste m’en tombe
comme une arménie de sang, de poussière et de gel, une anémone en panne
je décroche
je décroche
je décroche d’avec toi mais décrocheras-tu de moi, du petit bonhomme assis en moi, assis sur moi
et qui m’écrase ?
il y a des fleurs partout il y a des fleurs
rien qu’à offrir tandis que lui, moi, je
absolument
radicalement
absurdement
décroche
trois fois rien égale rien, qui égale trois, qui égale tout
on n’a plus d’un homme à terre, une femme à la mer, en détox de vivre
j’aurais voulu être celui sans miroir, ou celui tout miroir : un simple reflet m’a trahi
la pluie aime la pluie, et c’est pourquoi
je l’aime un peu aussi, la pluie
le l’aide un peu

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