zénith à nos frontières

  on passait son temps assis, on passait son temps à ça. on passait son temps à rien. cela soulage un peu. enfin bon, cela soulage un peu. un peu quand même
  quand même malgré tout

  on pense ce qu’on veut ou on ne pense à rien. ou si peu. presque à rien. presqu’île de rien. on dit on pense à ça or c’est ça qui nous pense, le rien qui nous pense, se pense à travers on
  ou si peu

  elle mange partout. j’ai l’impression d’être table. pieds et miettes. je mange à part. ma part. ma part de rien. durant tant de silence je pense à rien
  ou je m’abstiens

  on pleure le temps de quoi, on pleure le temps de rien. et ça s’imbibe. se dessèche. on regarde la mer pour rien. la mer à l’intérieur. elle garde
  les jambes toutes serrées

  je vais m’étendre là-bas je crois je serais mieux tout seul, à m’étendre là-bas. je caresse une ordure, la main. dans le sac à ordures. au hasard je caresse je crois. quand la mer se retire je bande
  à marée basse

  un seul ennui, un seul. et la terre se rendort. arriver à penser que seule la mort est innocente. au fond. au fond comme à ras bord on se fout de l’innocence on saute
  par dessus bord par dessus…mort.

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