un toi comme issue à un moi, ça pourrait être toi mais en aucun cas
ne saurait être moi
j’ai senti beaucoup de douceur
et beaucoup de douceur me heurte
il y a des trous dans la mémoire, sombres flaques dans lesquelles on
évite poliment de marcher
j’ai vu le ciel se lever ce n’était pas le ciel mais
seulement mon regard vers lui
il y a une femme dans ma chambre je lève les bras, il y a une chambre si
lourde sur mon corps
quelqu’un est passé par là, puis quelqu’un d’autre, et encore quelqu’un – personne cependant
n’a laissé de pourboire
un ciel pur, un ciel sans
météo ni toit, un ciel fe-
nêtre grande ouverte
un message non je ne perçois pas de message, ce que
tait le silence, ce qu’
ouvre le silence
je me suis pendu à la branche la plus basse en effet je
ne
sais pas grimper aux arbres

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