dortoir des pauvres

  les traces sur le sol ou
  dans la boue d’un
  dieu en pays pauvre.
  je bois un coup
  je bois deux coups pour être sûr je bois
  autant de coups qu’on puisse m’infliger je me sens le
  tonfa léger, ce soir

  il me pleut par derrière, je me dis
  mon amour noire de pluie
  ou de grise allégresse.
  ayant perdu l’âge, j’embrasse un chemin – un chemin
  me file entre les jambes

  j’ai mort debout
  l’ennui dans l’incertain
  je marche en plein dédale, le dédale se
  nourrit de pas perdus. d’un autre côté l’oreille saigne
  le moignon tourne en rond

  je ne rêve pas tranquille je rêve de
  pisser entre les cils, il y a deux murs de ça
  il y a deux murs de ça j’étais une ombre
  entre deux murs de ça tanguais sans quille

  préférant ne pas être aimé pour ce que je suis que de l’être pour ce que je ne suis pas, j’aimai sans jamais en
  mesurer l’inconséquence

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