nuits du 49,3

  il pleure des trombes et des misères – il s’amenuise, le temps…
  entrebas n’est plus en deuil, entrebas fait
  ses génuflexions, et j’adore le son que ça produit, là, juste au creux
  d’une oreille morte

  je me suis acheté une mission, et cette mission me dit : retourne-toi d’où tu veux
  les chiens ont sectionné leur laisse
  les abrutis laissé poussé leur bite jusqu’à mars
  pour moi, ainsi que pour tout rescapé des croisades, sonne l’heure
  du cure-dent

  petits poussins gentils poussins, dans le broyeur mélancolique
  samedis de l’altruisme
  secoue la boule, je perds la boule. balance la boule, zéro la boule
  l’objet trouvé n’est pas encore l’objet cherché, mais sur la voie
  tout viendra – bise éternelle à qui repartira

  débraye à cran, encule à vide. spectaculus
  j’ai une route je sais pas quoi faire de la route. elle broute
  jonction des deux parcours, on s’imagine la fusion – on ne fait que trembler,
  rater le dernier train

  barbouille ta mère, allez vas-y, barbouille ta mère
  les raccourcis font les premiers arrivés, mon titre de transport n’est plus valide
  rien qu’une secousse, qu’on se prend de plein fouet, une gifle à peine rentrée…

 

nuits du 49,3

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