la vie ne me fait pas peur, elle me fatigue. elle me corrompt
l’extase me fuit
un jour ou l’autre l’aile vertige – qui que quoi donc
me procure ce vertige ?
je ne recommence rien, et rien ne se souvient de moi. se retrouver en marge de l’histoire nous sauve littéralement la peau
et les os
– quant à ce qui goutte dans l’entre-deux…
hors de toute règle, un principe nous mène
le soleil si haut parfois qu’il roule tout en bas
je m’assieds contre toi, je m’assieds contre toi. nos genoux s’entrelacent nos genoux
s’entre-tuent
je voudrais penser à autre chose qu’au vide par exemple à
la sensation lunaire de mol rebondissement lorsqu’
on marche sur le vide…
ça m’arrive tous les quat’, tous les quatre matins, j’inspire en voix off
j’expire comme je peux, à la moitié du souffle
je règle les rétroviseurs sur le rien sidéral
une joie de se revoir, on se touche la joue
le sexe carbonisé mais chut, on ne parle pas de sexe
on parle en bulles de silence, on parle à vide, on parle
du temps qu’il ne fait pas, puisqu’il n’existe pas
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