la nuit, la mort et les petits zizis

  résonner dans le néant. quelle caisse de plus haute résonance imaginer que celle du néant ?

  tu cries dans ta boîte. ta boîte elle sourd
  l’oreille grande ouverte, l’ouïe toute écartée, je perçois le vide comme mon plus juste écho

  partir de la lumière, traverser le néant pour rejoindre finalement la lumière, laquelle ne sera dès lors plus vraiment la même, sans pour autant se révéler autre

  exister, envers et contre tout – envers et contre le néant surtout – n’implique ni ne justifie rien
  déblaie néanmoins sacrément le terrain

  on a beau écarquiller les yeux face au miroir, on n’y reconnaît pas plus dieu que dieu ne nous y reconnaît – a fortiori dieu ne s’y reconnaissant pas plus que nous ne nous y
  reconnaissons nous-mêmes

  pour certains la liberté est liée naturellement à l’exercice de leur puissance – pour d’autres à la réalisation de leur propre impuissance, d’où leur percutante bien qu’aléatoire stratégie d’inaction directe

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