une feuille minuscule
de thé ou de quelque chose d’autre
pue le cramé.
mort ne ment pas
je me crache dans les yeux. je me serre la queue de toutes mes forces. je te feux de détresse
s’il y a un champ je me couche dans le champ
sinon c’est les orties, tant pis
un rien nous désunit. un rien s’immisce entre nous, entre soi et soi, un rien nous sépare de nous-mêmes. un rien disloque l’unité
j’ai joué à la marelle, la marelle jonchée à terre, la marelle juchée au ciel
je sautillai en plein vide
je ne mange plus rien. ou alors n’importe quoi, n’importe quand, comme ça se trouve
je ne mange plus rien – je ne fais que fumer, fumer sans raison, fumer pour rien
fumer sans clope
avant même de mourir se savoir mort et se dire tiens, j’ai le nez qui pue mais non, je retiens mon souffle je ne pense qu’à ça, je ne pense à rien je pense à
n’importe quoi, désormais n’importe qui
forever n’importe soi
crève une bulle
chie au milieu d’une chambre
en plein lit en plein
délitement
pense à dieu, tombent les bras

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