allez on se détend. on se retient, pourtant

  jamais je n’aurais pensé dire. d’où. le son
  chaque chose en son temps mort. à chaque ardoise son client, sa bruine indéfectible
  et je clapote, tu clapotes, nous clapotons, le vide à vide colportons

  un jour le trajet mort, maldives. je m’enferme en poumon
  tu t’approches de moi et tu me lèches le gnon, trognon, tu mordilles moignon
  c’est toujours aussi froid

  on ne devrait pas pouvoir, on ne devrait pas vouloir continuer à vivre comme on vit, ou comme on ne vit pas on ne devrait pas
  aller sans avancer, piétiner les platebandes, rayer d’un trait le temps
  refermer l’horizon

  une pierre la vitre. éclate. la vitre ou le reflet
  j’achève une pomme. à coups de pioche j’achève une pomme
  prends la moitié et tire-toi moi
  de d’là

  j’ai perdu l’âme. l’âme et le poinçon. la passoire et la rame. j’ai perdu là
  d’un écho la rumeur raye le diapason, c’est fini franchement c’est fini
  avant même d’avoir joui

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *