la pluie mourir battante

  rien. je me suis empêché.
  la nuit-laisse-moi tranquille
  mais non, ne me lâche
  d’un phare. je remets
  le couvert pour personne

  rien. c’était misère
  et misère tire au flanc.
  s’il faut se battre et la pluie tombe encore
  elle tombe encore

  je regagne le point doré.
  ceci, cela, ne m’intéresse pas
  me lasse l’intéresse.
  ce point doré, à l’aube, non,
  à l’opposé de soi

  ville contraire. rue viscérale.
  rien. se ratatine.
  émet un non-son, une douleur.
  ne se retient que
  par la peau de l’œil

  rien. ne mange plus.
  se retranche dans les fourrés, maudits fourrés.
  surtout ne parler à personne – une fois
  l’homme mort, ou le silence,
  l’algue repousse. ou le silence

  on n’en a pas trouvé trace dans mes cendres.
  on a repeint la porte, côté chambre
  et côté cour.
  d’abord j’ai couru, et puis rien

  mon corps s’est mis à nu
  mis comme nulle part ailleurs.
  seul jusqu’à ce que dieu seul te ramasse
  te décrasse
  te déboute.

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