il y a de la finesse dans les cheveux de maman il y a de la finesse
dans les cheveux d’une morte
il faut bien les coiffer les morts on ne peut pas laisser
un mort échevelé
un mort écervelé on ne peut pas laisser
un mort sans concession
si ce n’est un mort que mort s’ensuive. on ne se souvient pas.
on vivra jusqu’à trois – comment faire autrement ?
quand dieu ne parle qu’à soi il cesse de parler. ça n’a l’air de rien, dit comme ça
la factrice non plus n’a l’air de rien, et pourtant elle est factrice
rien, on ne fera rien de notre vie. on fera punk à part.
je suis exactement ce qui sépare le jour de la nuit, cette frontière sous couvert, ce chavirement fétide
littoral intérieur ou point de divergence intime
par contre je ne sais plus où aller pisser c’est embêtant. je vis donc comme j’ai toujours vécu : de travers
il ne restera rien que la pure joie de dieu,
une paire de chaussettes séchant à
la lumière du néant
ou, tagué sur le mur du temps, le tracé sommaire d’un bite avec marqué en gras au-dessous :
va pourrir, poésie
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