manger le testament

  avec ma mentalité d’os, d’auditeur des pulsions mornes ou encore
  de leurs silences traversants.
  si je lance la pierre aux visages se briseront-ils – ou devrais-je seulement me contenter
  de ne plus les lécher, eux qui
  sous la dent fondent…

  la fête finie tu erres, tu erres, tu fais la tournée
  des fonds de verre
  remues la lie, fracas de vide.
  un chien reconnaît les siens. n’importe qui reconnaît les siens
  ne reste que la rage, ouvertement
  la rage même sans la dent

  dans le sens du poil non mais pis quoi encore
  la cuirasse nue, le gel à blanc, avec un genre de bite poussant au milieu
  mauvaise herbe ou lupin
  lupin-prolétariat

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