je pose mes dents par terre

   on a du mal à rester tranquille, surtout quand pas un pète de vent sur la terre zombifiée.
  au diable les alibis.
  ne plus rien vivre, ne plus rien écrire
  – que le corps à passer

  comment connaître le fond sans qu’un trou ne le révèle ?
  j’admire le paysage, vraiment, je l’admire
  et je me fous du paysage.
  je pose mes dents par terre

  vivre sans vie, mourir sans mort, antimystiquement.
  léger sursaut de grâce, et pourtant on n’est que lundi
  à jamais lundi, mauvais cholestérol
  ou panne d’ascenseur

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