mary can fly

  il n’y a plus d’homme. j’ai cassé ma barrette
  je n’ai plus mal à personne, ma barrette
  s’approfondit
  s’approfondit vraiment

  sombre entre quatre murs
  j’ai beau me répéter « mary can fly », « mary can fly » aux pires moments, rien n’y fait : mary don’t fly
  l’en empêchent les poux, les plafonds et les gens
  l’en empêche mon nombre
  impair à son essor

  je ne me bats plus
  contre ma tête je ne me bats plus
  contre mon sang – cela montre à quel point je suis vieux si l’on veut. la pomme finalement
  absorbera le ver

  j’ai peur que ne te répondant pas, tu ne reviennes pas
  alors du fond d’la tombe, j’ouvre
  j’ouvre mon parachute

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