éternellement me meurt en joie

  l’éternité n’offre pas la possibilité de l’espoir, il va falloir se débrouiller sans
  jouir en continuité, c’est dur
  creuser des trous réveille les crabes, marcher le long de rien les
  déserts à tout-va

  je hais les morts, même en enfants, même au volant de
  petits cercueils blancs
  plus je me rapproche de l’éternité plus elle me semble inaccessible, je n’ai pas la chanson – la chanson
  de l’attirer, ou de la rattraper

  le poids des mains, mais aussi celui des pensées. et pour un monde sans poids
  un nuage en abîme
  une truelle en grève
  la gamine me jette des sorts sur de petits bouts de papier, je me retrouve face au vide et me demande :
  mais d’où cette lumière émerge t-elle ?

  je m’frappe avec la pierre
  je m’frappe avec les essaims, avec la boue, rien ne vivra de moi et
  rien ne mourra de ce qui ne naît pas, tout cela me traverse
  je te tiens la main

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