rasant les murs

  le ruisseau est à sec
  c’est une pente pour rien, une pente pour la pente
  et dévaler
  au nulle part de mon être répondra un soleil inextinguible, mais à l’instant
  une ombre halal se pose sur mon épaule

  mon vieux n’est pas content. mon vieux
  n’a jamais été content
  quand on meurt prétend-il, c’est seul face à dieu, ou seul contre le néant
  j’ai pris mon billet, payé liquide
  tout ce qui me reste désormais : passer la nuit en mer

  mais quel être pourrait supporter la mer, et ce que supporte la mer ?
  je me suis mis nu devant toi
  depuis, j’ai perdu ma nudité
  seule en demeure la honte…

  pas dormi de la nuit. pas veillé de la journée. je m’coupe un bras
  je ne sais par quel chemin rejoindre la mer
  je m’imagine mort, tout desséché
  que faire d’ici mourir ?

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