le verset versant tu

  seules me distinguent de l’animalité qui me submerge ces quelques lignes, d’intense désarroi
  d’espoir décompressé
  un suicide élégant, alternative fictive à ce ras de nausée

  s’acheter un clou, un seul clou, j’ai pas pour plus d’un clou
  et se demander comment exécuter et venir à bout de la crucifixion avec un seul et
  malheureux clou

  par fidélité, on ne lève pas le deuil, sauf à crever son âme
  la résurrection assassine. pas de sapin pour noël, pas de printemps pour gaza
  l’éternité comme mémoire et innocence simultanément – que font donc les chiens
  au cœur de notre famine ?

  je n’ai plus d’homme, plus de milieu urbain
  ça ressemble à une conserve en l’absence d’ouvre-boîte
  une vie d’entre les murs, le couteau affûté, la veine crispée
  n’attendre rien, du fait d’espérer tout

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