la base

  c’est ici
  que ça se passe
  ici nulle part ailleurs
  mais le canard boiteux

  je ne m’intéresse pas. et lorsque je dis je, cela se réfère à ma momie, à ma dépouille, mon zombie bref à tout ce dont je dois impérativement me défaire
  afin de mourir libre

  et bien tu peines et voilà tout

  l’heure se creuse. il n’y a pas de vérité en moi. ou alors trop encore pour être énonçable

  on se contente d’être libre, préservant notre liberté de toute tentation de l’exercer, la définir, la réduire à sa simple manifestation, ou son symptôme
  l’étant évidemment plus vaste que l’actant, l’englobant, le débordant sur les flancs, le surplombant
  libre, et donc avant tout de rien, pour rien, libre de n’être pour rien, de n’être rien, c’est à dire d’être rien
  la base

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