mâchouille ta danse

  donne-moi le reste. le reste tu ne le vis pas, le reste tu ne le penses pas
  assiège-toi dans la foulée. par exemple ne réponds pas aux questions qu’incidemment tu te poses. rends-moi l’écuelle
  rends-moi l’écuelle, tombent les gouttes, et pour finir me voici raclant
  le dos profond d’un ciel inverse

  jamais je ne regrette. mensonge. j’ai toutes les dents qui tombent
  avant midi fait presque nuit; après midi nuit tout autant. on ne sait plus par où commencer, par où continuer
  je crois avoir avalé le miroir mais l’image semble restée coincée
  en travers de la gorge

  toute la splendeur d’un héros sans son slip. le ciel s’affaisse
  le ciel s’affaisse que veux-tu. mauvaise inclinaison. la tombe ouvre sa gueule en grand
  je te caresse la tête jusqu’à ce que, la relevant, tu me dises oui caresse-moi la tête mais demain, ou plutôt après demain
  mais maintenant laisse-moi tranquille

  mon verger donne directement de la gnôle, sans passer par les pommes
  sans même grimper aux arbres. un flic derrière chaque môme. la récré court-bouillonne
  un animal rôde par chez moi. j’ignore ce qu’il cherche, après qui il en a. un animal rôde
  je lui sort des croquettes, à tout hasard

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