on va dormir quand, on va dormir comment ? le vide et la bougie
je me suis tranquillement pas bougé – je, l’univers en position assise
assise quoique inquiète
verticalement inquiète
j’ai réalisé mon absence de rêve, me voici mort à présent
je le dis couramment
je l’énonce en diagonale
un horizon bancal, une histoire de zizi
on s’habitue méchamment, on s’habitue à rien
on berce dans ses bras l’os de son ombre, au moins ça
on tue le temps pour rien, radieuse redondance
on ne s’embrasse qu’une fois, le temps de voir tomber ses lèvres
l’anus en fleur, il n’y a plus de banc il n’y a plus
le tréteau d’un corps mal calé
on s’achemine vers le rien le plus net, d’un genre
idéalement féminin
tant qu’il y a le langage il y a de l’homme, or l’homme se déclare non nécessaire
on ne meurt jamais : on ne fait que mourir. le fruit
définitivement rouge
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